L’association de la Motte qui Botte
L’association de La Motte qui Botte a été créée au printemps 2016, suite à un cours d’introduction à la permaculture.

Ce cours, co-organisé par l’État de Vaud, l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) et la ferme de la Lizerne à Dizy avait, entre autres objectifs, la mise en place d’un espace d’expérimentation et son suivi sur le long terme. Le cours, donné par Bernard Alonso à une trentaine de participant·es, s’est déroulé sur le domaine de la ferme de la Lizerne qui met à disposition un terrain pour créer le jardin expérimental.
Peu avant le cours, François Devenoge, de la ferme de la Lizerne, a réuni une dizaine d’« amis jardiniers » qui se sont engagés à suivre le cours, puis à développer le projet et à le suivre sur la durée. Ils ont alors créé l’association de La Motte qui Botte, afin d’avoir une entité qui assurera ce suivi.
L’association de La Motte qui Botte a pour but d’expérimenter et de mettre en pratique les principes de la permaculture, ainsi que de gérer le jardin et ses activités. Ce jardin a non seulement pour objectif de produire des légumes, fruits et aromatiques, mais vise aussi à être un lieu d’échanges et d’apprentissage.
Les « amis jardiniers » accueillent des groupes pour des visites et organisent des cours d’initiation à la permaculture ou sur d’autres thèmes.

Le jardinage naturel selon les principes de la permaculture
Le but d’un jardin naturel est d’être le plus possible résilient et autonome.
Par résilience, on entend la capacité à se remettre et à résister à des événements difficiles (p.ex. sécheresse, invasion de ravageurs, maladies, inondations, etc.). Cette résilience est obtenue notamment en sélectionnant des variétés résistantes, en associant des espèces réciproquement bénéfiques et en favorisant une grande biodiversité, tant au niveau végétal que de la faune. Tous ces éléments visent à recréer un écosystème naturel qui, grâce à sa complexité, en devient résilient.
Une autonomie maximale du jardin est recherchée, par exemple en n’enlevant que ce qui est consommé et en valorisant directement sur place tout le reste de la biomasse (p.ex. compostage de surface ou en pile, purins de « mauvaises herbes »), en produisant des végétaux pour le mulch et des engrais verts.
Une partie de la matière (copeaux, compost, paille) vient de la compostière qui jouxte le terrain. L’autonomie est recherchée au niveau des semences, avec pour objectif de produire en bonne partie nos propres graines, afin de les utiliser sur place, mais aussi de les échanger dans le but d’augmenter la biodiversité.




